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Visiter la maison Picassiette à Chartres

Visiter la maison Picassiette à Chartres

En weekend à Chartres ? Profitez-en pour visiter la maison Picassiette, une maison entièrement recouverte de mosaïques de faïences et verre coulés dans le ciment. 

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Crédit photo : Julien Chatelain via FlickrLicence CC BY-SA 2.0

Histoire de la maison Picassiette

C’est à Raymond Isidore que l’on doit l’incroyable maison Picassiette. 

Après avoir épousé sa femme en 1924, il devient propriétaire d’un modeste terrain rue du Repos à Chartres sur lequel il construit, à l’aide de ses deux beaux-fils, sa future maison

Menue, la maison ne comporte que 3 pièces : une cuisine/salle à manger, un petit salon exigu et une chambre. La maison restera inchangée et sans véritable décoration durant plusieurs années avant que Raymond Isidore ne se mette à la décorer un peu par hasard. 

Dès 1938, il commence à ramasser au fil de ses promenades dans les champs, des petits morceaux de verre, des débris de porcelaine et de vaisselles cassées. S’il pensait au départ réaliser une simple mosaïque pour décorer sa maison, il se prend finalement au jeu et ne s’arrête plus. Une passion qui tourne presque à l’obsession, puisque chaque jour l’homme parcourt des kilomètres à la recherche de nouveaux débris et s’attèle à poursuivre son œuvre même la nuit. 

J’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard, des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs.

Raymond Isidore finit par se forger une réputation. Parfois admiré, parfois raillé, il obtient le surnom de pique-assiette (Picassiette), mais l’artiste se complaît dans cette passion et dans la reconnaissance qu’il reçoit en retour. 

Une bulle de laquelle il aura de plus en plus de mal à sortir. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Raymond Isidore est contraint de travailler dans un entrepôt de Charbon. Une période difficile pour l’homme qui finira interné à l’hôpital psychiatrique à la suite d’une crise de démence. Suite à ça, l’homme se reclut toujours un peu plus dans ses mosaïques. 

En 1956, il démarre de nouvelles constructions : une chapelle puis une maison d’été, ainsi qu’une parcelle de terrain limitrophe à sa maison dont il décore le jardin. 

En 1962, il construit son ultime réalisation : le tombeau de l’esprit

Raymond Isidore aura mis au total 24 ans pour terminer son œuvre avant de finalement mourir en 1964 après une nouvelle crise de démence. 

En 1981, la ville de Chartres fait l’acquisition de la maison Picassiette et fait classer le bâtiment dès 1983. 

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Crédit photo : Julien Chatelain via FlickrLicence CC BY-SA 2.0

Informations pratiques

La maison Picassiette se situe au 22 rue du Repos à Chartres. 

La maison peut être visitée du 15 mars au 15 novembre : 

  • du mardi au vendredi : de 10 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 00 ;
  • le weekend : de 14 h 00 à 18 h 00.

La visite libre est gratuite, mais une visite guidée (payante) est possible sur réservation auprès de l’office du tourisme de Chartres. 

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